EQCMA | Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles | BACKGROUND

Température, humidité et ventilation

Zone de confort

Les volailles de basse-cour ont une température corporelle entre 40 et 42 °C, comparativement à 37 °C pour l'homme. 

On recommande de faire appel à un spécialiste pour choisir l’équipement approprié et éviter les risques d’incendie.

En période estivale, des éleveuses (lampes électriques ou chauffage d’appoint au propane) peuvent apporter la chaleur nécessaire aux poussins ou la nuit.

Si la température extérieure est inférieure à 10 °C, l'ajout d'une éleveuse ou d'un autre appareil de chauffage est nécessaire.

Comportement des oiseaux selon la température

Des oiseaux qui ont froid seront moins actifs et auront tendance à s'entasser les uns sur les autres. Ils boiront et mangeront moins. Croissance et ponte seront ralenties.

Des oiseaux qui ont chaud consommeront plus d'eau. S’ils en manquent, ils risquent de se déshydrater. Ils deviendront somnolents, mangeront moins, et leur croissance sera retardée. Vous les verrez aussi se rafraîchir en respirant le bec ouvert. Ils seront plus agressifs. Une déshydratation grave ou un coup de chaleur peut entraîner la mort à plus ou moins brève échéance.

Les oiseaux sont de bons indicateurs de leur confort. Observez-les! 

En période de canicule

En période de grande chaleur, on augmente le débit du système de ventilation en place ou on ajoute des ventilateurs d'appoint au plafond ou dans un coin du bâtiment.

Humidité

Idéalement, tout poulailler affichera un taux humidité se situant entre 50 et 75 %.

Un taux d’humidité inférieur à 50 % correspond à un air trop sec. Humidifiez la litière par aspersion ou brumisation pour éviter un taux élevé de poussière.

Si le taux d'humidité du poulailler est supérieur à 75 %, la litière présentera une surface croûtée, et les bactéries s’y développeront plus facilement. On pourra constater des problèmes digestifs et de boiterie. La production d’ammoniac et anhydride sulfureux sera accentuée, d’où le risque d’apparition de troubles respiratoires, voire de conjonctivite et d’écoulement oculaire. 

Ammoniac et gaz nocifs

L'aviculture entraîne la production d'ammoniac (NH3) et de sulfure d’hydrogène (H2S). Soyez à l’affût des signaux d’alarme tels que mauvaise qualité du plumage, problèmes de boiterie et oculaires (sécrétions). 

Dans les plus gros élevages, un dispositif peut être installé pour mesurer la qualité de l’air. Dans ce cas, les taux à ne pas dépasser sont :

 

  • 25 ppm d’ammoniac (NH3);
  • 10 ppm de sulfure d’hydrogène (H2S);
  • 35 ppm de monoxyde de carbone (CO).

Ventilation

Les mouvements d'air sont assurés par une entrée d'air (volet) pratiquée sur un côté du bâtiment, soutenue par un ou plusieurs ventilateurs du côté opposé.

Dans un petit élevage domestique, des ouvertures ménagées de chaque côté du poulailler ou du cabanon devraient suffire.